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L'ESBVA LM tout proche du titre !

11 mai 2017 - 12:22

Les Guerrières ont rendez-vous, vendredi, avec l’ Histoire de Villeneuve d’Ascq. 11 mai 2017 Marc Delgrange

Les Guerrières ont bien fait le job, ce mercredi soir, devant un Palacium à guichets fermé qui a connu une de ces ambiances qui marque une Histoire, mais cette Histoire ne s’écrira vraiment que vendredi. Les vingts points d’écart de ce troisième match n’en rapportent qu’un au décompte des victoires. Il en faut encore une, et cette dernière, il faudra aller la chercher à l’abordage. Parce qu’une finale ça n’est jamais un match comme les autres, une finale (souvenons nous de Charleroi) ça ne ce donne qu’à celles ou ceux qui sont prêt(e)s à s’évanouir sur le terrain.

Jo et Vir à la baguette d’un groupe impeccable, à une marche de l’Histoire (photo PIB avec l’aimable autorisation de la Voix du Nord)

Et si l’ESBVA-LM a fait ce soir une démonstration de force, les Montpelliéraines, qui savent ce que c’est que gagner une finale, ont fait aussi, en première mi-temps, la démonstration qu’elles ne se laisseraient pas déposséder de leur titre sans tout tenter.

Sans s’attarder trop longuement sur les détails et péripéties du match (car, à ce stade, le diable n’est plus dans les détails mais dans les énergies), il faut retenir qu’il y a eu deux temps, et l’euphorie du deuxième ne doit pas nous faire oublier que pendant vingt minutes, il flotta un souffle d’inquiétude sur le Palacium. 17/19 pour les visiteuses à la fin du premier quart (et encore, grâce à une fin de période tonitruante de « cap’taine Jo » et un triple au buzzer d’Alina), avec des héraultaises qui semblaient jouer bien plus libérées et qui ont compté jusqu’à huit points d’avance (7/15). 35/34 – seulement – à la mi-temps pour des Guerrières qui couraient, faisaient courir leurs adversaires (Fred faisait tourner son effectif), mais qui étaient derrière en évaluation (36/41) et au rebond (18/20).

Bref, le match n’avait pas encore livré sa vérité et chacun ressentait que les dynamiques de retour sur le parquet seraient décisives. Ce furent en effet les trois minutes trente jusqu’au premier temps mort de Valery Demory qui décidèrent de la victoire. Valériane avait entamé d’un triple, suivie d’Alina dans un drive acrobatique, puis de Virginie et Kamila. Mais surtout, la défense était montée en intensité et les visiteuses ne scoraient plus. Certes, il restait beaucoup de temps pour pas tant que ça de points d’avance, mais on sentait que le physique Villeneuvois pouvait faire la différence. Exact : Virginie, Jo et Kamila remettaient le couvert et, au terme d’un 16/2, l’écart montait à quinze points. Kristen Mann et Gaelle Skrela, notamment, faisaient de la résistance face à une belle activité de Marielle et au premier triple d’Olivia, mais à 61/49 à la dernière pause, on sentait que le match ne pouvait plus échapper à des Guerrières bien en place.

Fred sera bien amené à prendre temps-mort après une minute de la dernière période et deux attaques éclair de Renée Taylor, mais Olivia et Alina, à trois points, remettaient les choses en ordre. Le reste est anecdotique, sauf, peut être, ce sprint énergique de Valériane pour revenir défendre : l’ESBVA-LM avait déjà ses vingts points d’avance et il ne restait qu’une poignée de secondes, mais cette détermination attestait bien que, décidément, elles ne lâcheraient rien. 80/60 et des joueuses qui renoncent au clapping de fin devant des supporters une nouvelle fois fabuleux (la presse Montpelliéraine, présente, avouera son envie), pour ne pas montrer trop tôt de triomphalisme. Rendez vous vendredi pour la fête, pas avant… Mais que ceux qui n’ont pas encore de place se dépêchent parce que…

Parce que personne n’imagine ne pas faire la fête vendredi, à l’issue du match, pour le premier titre de champion de France de l’ Histoire du club. Parce que le groupe a appris de son erreur, à Montpellier, d’avoir un peu baissé la garde après la première victoire, d’avoir joué sur le rythme plus « en marche » qui avait permis aux héraultaises de rester dans le match et, à la toute fin, de surprendre les villeneuvoises. Vendredi, Fred, l’a prévenu : il faudra jouer en courant à fond quarante minutes, et il compte bien que ce sont les z’hurlants et toute la salle qui donneront un tempo d’enfer. Il ne faudra pas attendre la possible fatigue des filles de Valery Demory, il faudra la provoquer, en rythme d’attaque et en pression défensive.

Une finale, ça ne se gagne jamais en s’économisant, ça ne se gagne même pas en jouant à 99%. Une finale, ça s’arrache !

ESBVA-LM : 80  / Lattes-Montpellier : 60 (17/19 ; 18/15 ; 26/15 ; 19/11). Eval : 97 à 54, rebonds : 42 à 30 etc.. et peut-être surtout six joueuses à 10 pts ou plus. Alina IAGUPOVA : 12 pts ; Valériane AYAYI : 12 pts ; Marielle AMANT: 11 pts, 6 rebonds ; Virginie BREMONT : 11 pts, 5 passes décisives ; Mame-Marie SY DIOP : 10 pts ;  Jo GOMIS : 10 pts ;  Olivia EPOUPA : 6 pts, 3 interceptions ; Aby GAYE : 4 pts ; Kamila STEPANOVA : 4 pts ;    Hélène JACOVLJEVIC ; Liudmyla NAUMENKO . 

Rendez-vous vendredi 20h30 au Palacium !

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